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Colmar, pas toujours ou toujours pas au top50 ? |
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Les dossiers -
Art de vivre Ă Colmar
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Quelques chiffres glanés dans la presse. Je n'en garantis pas la fraîcheur. Avec ses 65118 habitants, Colmar occuperait la 68ème place au niveau national en nombre d’habitants, mais la 888ème place en densité avec ses 979 hab/km² (moyenne nationale 144). Les 0-19 ans représenteraient le quart de la population colmarienne, les 20-39 ans 31% et les 40-59 24% alors que les 60 ans et plus ne seraient plus que 20%.
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Colmar occuperait une lointaine 351ème place pour le nombre d’étudiants (avec un taux de 7.04%) , derrière des villes comme Beaune ou Millau (trois fois moins peuplées).
Idée reçue : Colmar ville bourgeoise? En réalité 0.5 % des Colmariens payait l’ISF au titre des revenus 2006 (moins que la moy nat : 0.8% et encore moins que Neuilly, qui occupe la 1ère place avec 11.7%). De plus 32% seulement des Colmariens sont propriétaires de leur logement (73% étant la moyenne nationale), (sources L’EXPRESS et OXYGENE CAPITAL PME).
En terme d’imposition, Colmar occuperait le 443ème rang avec 961 € d’impôt moyen. L’évolution de la note globale à payer par les contribuables aurait été, si on en croit le magazine CAPITAL (oct 2008), de +26.3% depuis 2001.
La palme de la lenteur judiciaire a été décernée à … Colmar. Ainsi, il fallait 2 fois plus de temps pour traiter un dossier (dix mois en moyenne) au tribunal de grande instance du ressort de la cour d'appel de Colmar que dans ceux des cours de Caen ou Douai. (source 20MINUTES article 151422)
Au palmarès de l’altermobilité Colmar n’obtient pour 2009 qu’une note miteuse : 6/20. Ce palmarès a pour fonction de mettre en valeur les villes les plus favorables aux alternatives à l’automobile (offre de transports publics, nombre de kilomètres d’aménagements cyclables, etc.) (source : CARFREE France).
Le Crédit Foncier et Akérys avaient aussi publié la liste des villes touchées par l’excès d’offre locative et dans lesquelles il ne fallait plus investir en Robien et autres produits défiscalisants : Colmar en était. (source : COTATION IMMOBILIERE)
Dans une étude du journal LE POINT (n°1634) Colmar n’occupe que la 50ème place des 100 villes où il fait bon vivre. Peut mieux faire assurément.
Ces quelques données (il y en a tant d’autres) viennent tempérer le goût immodéré de Gilbert Meyer pour les citations élogieuses de sa gestion. Ex : http://colmar.dna.fr/?Les-voeux-de-Gilbert-Meyer-videos
Et sur le plan de la météo, Colmar a eu son hiver le plus sec (1963-64) avec 39,9mm de précipitations, alors que mai 1983 a été le mois le plus pluvieux (213.7mm). Normal, diraient les plus mesquins, ces années-là , Gilbert n’était pas encore maire !!!
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Pardon Monsieur le Maire, pour cette avalanche de chiffres forcément peu élogieux, comme je le disais, mais on vous aime bien quand même parce que ces chiffres vous les rendez tellement merveilleux.... D'ailleurs les magazines cités ont dû se tromper. Ca peut pas le faire. Et comme vous conduisez la ville vers des avenirs ensoleillés, nous avons hâte d'être au top 50, voire au top five. O conscience céleste, faites-nous encore rêver dans cette longue marche vers la félicité. Bâtissez pour nous, pauvres administrés, en continuant de nous expliquer que vous n'avez point besoin d'alourdir  nos impôts. On adore ca. Et, pour sûr, on vous réélira.
"Gilbert? j'adhère!"
D'r Globulo.
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Commentaires
Cela pourrait devenir une boite à outils très utile pour cadrer les débats.
Qu-en pensez vous?
On a déjà quelqu'un à la mairie qui sait manier les chiffres. Mais votre idée mérite au moins qu'on y réfléchisse. Avis à nos visiteurs: qui veut bien s'y coller? Y a quelqu'un (ou quelqu'une) qui a des chiffres à nous mettre sous la dent?
A chaque fois qu'un chiffre est vu quelque part, on le centralise via un wiki ou un fil sur le forum
Mais Ă mon avis, c'est plus un statisticien et un documentaliste qu'il faut!
Plus sérieusement, ces histoires de classement, c'est très subjectif je trouve.
Notamment ces histoires oĂą on classe les villes oĂą il fait bon vivre, celle oĂą on paie le moins d'impĂ´ts, etc....
Par exemple pour les villes où il fait bon vivre, déjà tous les thèmes ne sont pas forcément représentés. Ensuite chacun a sa vision de ce qui l'intéresse dans une ville et ce n'est pas forcément quantifiable.
Ce genre de classement est juste un inventaire de ce que les villes proposent et drvrait juste être utilisé en tant que tel, pas pour faire un classement.
Sur celui que j'avais lu, Rouen était classé devant Colmar et Caen et pourtant, selon mes critères de choix (donc personnels), c'était plutôt Caen devant Rouen. Mais je trouve d'abord qu'il fait mieux vivre ici (Colmar) que là -bas (si on retire évidemment quelques "aspects" locaux)..
C'est bien de savoir si dans untelle ville, il y a des clubs sportifs, des assocs reconnues de tout le monde, des jardins familiaux, des écoles, des crèches... mais une qualité de vie, c'est aussi se retrouver à la campagne en cinq minutes, c'est avoir de la verdure à portée de mains, etc... ça ce n'est pas quantifiable et pourtant, c'est important.
Merci tout de même au globulo pour sa recherche! (m'étonnes qu'on la cite en CM!)
Bonne continuation
Ça me fait penser au fait que notre maire se compare à Haussmann... ce cher baron, qui a défoncé tout Paris pour le prestige du "prince-président" et pour pouvoir réprimer plus facilement les manifestations... Nul doute, la comparaison tient la route! :-)
Félicitations également pour la recherche. Une rubrique collaborative consacrée aux chiffres me paraîtrait également pertinente, à condition que les sources soient bien citées voire mises en lien.
Economiquement notre ville stagne, cela me paraît clair. Les investissements sont une chose, et ils sont les bienvenus, mais ils ne font pas tout !
Mais l'auteur en a certainement adressé copie aux principaux interressés rue des clefs avec copie à la presse ? Sinon=à quoi celà sert-il,
voir ici:
http://www.logic-immo.com/immo-local/2010/08/27/colmar-un-marche-au-beau-fixe-09280.php
En fait, les experts tiraient la sonnette d'alarme pour les futurs acquéreurs (notamment ceux qui souhaitaient plus investir qu'habiter) car toutes ces villes étaient déjà très équipées en logement neufs (non occupés).
Y inciter à construire de nouveaux logements, par les type loi-Scellier, était considéré comme une vraie affaire foireuse... surtout quand en plus on ne sait pas quoi faire des eaux souterraines et des eaux usées! o:)