La crise: l'Europe au fond du trou
Brèves colmariennes
Lundi, 14 Juin 2010 12:24

Nos concitoyens voient venir le serrage de ceinture à grand pas. Les Allemands ont négocié, un peu unilatéralement certes, un tournant assez radical. Comment le président Sarkozy va-t-il convaincre les Français qu'en dehors du "travailler plus pour gagner moins" il n y a point de salut? Réforme des retraites, avenir de plus en plus incertain pour les jeunes... Le dîner franco-allemand à l'Elysée annulé (par qui?) donne le ton d'une Europe décidément en déroute. clic clic

Commentaires

avatar lucifer
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Si tous les citoyens des pays européens se serrent la ceinture, qui achètera leur production, si la consommation est aux abonnés absents ?

Et l'on ( re )découvrira qu'en économie le chacun pour soi marche un temps, mais qu'à la longue, les destins sont liés, ceux des acheteurs et des vendeurs, ceux des prêteurs et des emprunteurs.

Pour le moment, c'est le sauve qui peut et moi d'abord: ce n'est pas joli-joli !

En vérité, on a le sentiment que personne ne maîtrise plus rien, et surtout on n'est pas sûr que les vieilles recettes ( faire payer le client ou consommateur final ) sont les bonnes. La détermination apparente affichée par le gouvernement pour les recettes classiques ( infliger les sacrifices aux autres ne pose pas de problèmes à Fillon, Woerth, mais a plutôt l'air de leur apporter de la satisfaction ) contraste avec l'hésitation de Sarkozy devant " l'orthodoxie budgétaire ". Avec le culot monstre qui le caractérise, serait-il capable de sortir des clous ? Malheureusement, il n'en a pas les moyens, et son programme électoral ne comportait pas le chapitre: " comment se libérer de la tyrannie des marchés financiers et utiliser intelligemment le crédit ( ne pas le fourvoyer dans des spéculations hasardeuses et allant vers la poche de quelques uns ) ". Sinon, il aurait pu dire (comme après la guerre on a retiré de la circulation les gros billets en francs ): " nous ne payons plus ces dettes pourries, nous créons nous-mêmes notre propre monnaie gagée sur l'économie réelle, tout ce qui est pourri doit disparaître, des pays européens peuvent s'associer pour le faire ".
Naturellement, ceci est strictement interdit par le traité de Maastricht, qui réserve la création d'argent à la Banque centrale.
Par ailleurs, il est remarquable que ce soit le FMI ( directeur DSK ) qui mette en garde contre une rigueur budgétaire trop forte et simultanée dans tous les pays ...

Si avec ça vous n'avez pas compris que le job de chef d'état va être à haut risque par les temps qui courent ...
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