Sarkozy - Rodenstein
Brèves colmariennes
Samedi, 17 Juillet 2010 19:58

Dans son blog, le bien connu Bernard Rodenstein y va régulièrement de son couplet contre Sarkozy. Il s'agit cette fois dans son dernier billet d'une supplique. le président-fondateur d'Espoir implore Nicolas de pressurer encore davantage les pauvres. A lire!  Accès au blog (clic)

On a pu lire quelques commentaires Ă  cet article sont dans POLITIS (clic).

Plus récemment, et dans le contexte sulfureux du dossier Woerth-Bettencourt, B Rodenstein (mi-juillet 2010)  affiche sa défiance du pouvoir en place dans une lettre que nous reproduisons ici:

 

 

 

"Pour un tribunal populaire.

Ma confiance dans l’institution judiciaire française est grande.

 

Elle est composée, comme l’ensemble de notre société, de femmes et d’hommes qui, pour la majorité d’entre eux, exercent leurs fonctions avec la plus grande droiture et la plus parfaite honnêteté.

C’est dire que le dossier Bettencourt et consorts est entre de bonnes mains.

 

Mais je n’ai aucune confiance dans l’actuel pouvoir politique.

 

Celui-ci manœuvre depuis longtemps pour se mettre à l’abri des poursuites judiciaires, entre autres en donnant le rôle principal aux procureurs et en plaçant ces « fonctionnaires » de la Justice, sous son autorité.

C’est dire que les investigations sur les liens présumés entre le Président et consorts et les très généreux donateurs du monde des milliardaires en attente du retour de l’ascenseur, ne conduiront à rien et que cette triste affaire finira elle aussi par faire «  pschitt ».

 

 C’est écrit. Il ne se sera rien passé. Rien de répréhensible

 

 La Justice est priée de croire à la version très officielle de l’innocence du « beau monde ». Le peuple, lui, est prié de s’intéresser à autre chose et de laisser les « grandes personnes » s’occuper des grands et vrais problèmes de la France qui, nous l’oublions trop souvent, leur appartient et pour le bien de laquelle ils se dévouent tant.

 

Pour la Justice, il faut des preuves. Il est raisonnable qu’elle s’en tienne à ce principe.

 

Trouver des preuves dans un milieu qui cultive le secret, est une gageure. Les preuves disparaissent toujours à bon escient. Et s’il en reste, par malheur, de fidèles serviteurs placés aux endroits stratégiques parviennent sans peine à les escamoter.

Non, il n’y aura pas de preuve. Circulez, il n’y a rien à voir, nous dira-t-on.

 

Alors nous circulerons. Car l’issue ne se trouvera pas dans les prétoires de la République.

 

Ceux là ne donnent des résultats qu’en matière de délinquance ordinaire.

Or, cette délinquance doit nous inquiéter plus que tout.

Tournez les yeux vers Grenoble. Les petits voyous et les grands bandits y font la loi. Le drame de la France, le vrai, est dans ces flambées de violences urbaines. « La racaille » nargue la République et met en péril la vie des citoyens.

C’est là qu’il faut porter le fer sans tarder. Monsieur Hortefeux est accouru. Il a déclaré la guerre aux émeutiers. Le ministre, dans les traces du Président, rassure le pays. Ils sont à la barre. Les châtiments seront terribles. La France peut avoir toute confiance en ses dirigeants.

 

La démonstration tombe à point nommé.

 

Sauf que ce nouveau rideau de fumée, ne trompe personne.  Ce n’est pas ainsi que le pouvoir pourra s’en tirer. Les casseroles tintent trop fort. L’affichage des copinages entre gens du fric et gens de la politique a été trop insolent, trop répétitif, pour que nous nous inclinions à nouveau.

Le couple est incestueux. Il faut y mettre fin.

Les preuves de cette complicité immorales sont légions.

 

Créons un tribunal populaire.

 

 Hors de moi l’idée de faire tomber des têtes ou de mettre tout ce gratin en prison. Je demande simplement leur destitution, la fin anticipée de leurs mandats électifs.

Qu’ils rejoignent le monde du travail, celui qui est sans pitié avec les salariés qui n’y ont plus leur place. Ils ne manquent pas de ressources et de relations. Ils n’en mourront pas. Qu’ils n’aient plus le droit surtout, de conduire les affaires publiques. Qu’ils suivent les exemples, de plus en plus nombreux, de politiciens en délicatesse avec le pouvoir. Ils s’inscrivent dans les barreaux de France et de Navarre. Ils endossent la robe des avocats. La loi, leur loi, les y autorise. Ils auraient tort de s’en priver. Même sans compétences. Mais au nom du principe que l’on n’est jamais mieux défendu que par soi-même. Ils vont en avoir rudement besoin.

 

Bernard Rodenstein"

 

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