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| Peyerimhoff |
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| C'était au temps - Impertinent who's who colmarien |
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Après avoir étudié chez des Jésuites en Suisse, il sert la monarchie française en qualité de garde…suisse auprès de Sa Majesté Charles X, mol successeur du mollasson Louis XVIII. Cette mission militaire sera de courte durée. Car en 1830, le roi se raidit subitement, récuse les élections ayant conduit les libéraux jusqu’au seuil du pouvoir et promulgue de très vilaines ordonnances. Résultat : le peuple prend la rue et Paris dresse des barricades. Heureusement pour la monarchie moribonde qu’elle trouve à employer le talent infâme d’un Thiers, pseudo-républicain, intrigant de première, futur criminel contre l’humanité. Opportuniste en diable, Peyerimhoff rentre chez lui, à Colmar, pour « adapter » l’important patrimoine familial dont il a la gestion aux nouvelles conditions économico-politiques. Il exerce alors le métier de propriétaire, inactivité lucrative encouragée par le régime de Louis-Philippe, roi bourgeois autoproclamé « citoyen ».
Son goût pour la chose publique s’accommode alors du despotisme napoléonien. Il se prépare à régner à son tour et à sa mesure, celle de Colmar, ville frigide et sèche. Après la destitution de Chappuis, le trône municipal lui est offert par le préfet. En ce temps-là , un maire ne sort pas des urnes. Ni d’ailleurs de la cuisse de Jupiter, mais de celle de Napoléon-le-Petit. Six ans après cette nomination, il ajoute le titre de conseiller général à sa panoplie politique.
Il va falloir commettre d’office des fonctionnaires prussiens. Peyerimhoff, atteint par l’âge, se met alors à hanter les sociétés séniles où son ancien prestige reluit comme une lancinante nostalgie. On le prie de présider le Conseil de Fabrique de la paroisse Saint-Martin. Il y officie avec la componction d’un vénérable candélabre. Lui qui naguère a fait par Friedrich sculpter Pfeffel, par Bartholdi transfigurer Schongauer, Rapp ou Bruat, se voit statufier à son tour, deux ans avant de trépasser. Il se pérennise aujourd’hui sous les traits du prévôt Roesselmann, autre réalisation colmarienne du lourdaud de la « Liberté » new-yorkaise. Les Colmariens d’aujourd’hui doivent à ce Peyerimhoff une sacrée part de l’aspect actuel de leur cité. Une esthétique de conservateur dont les citoyens de cette ville demeurent mentalement imprégnés. . Extrait de "Célébrités alsaciennes - dictionnaire impertinent" de Daniel EHRET (éditions du Bastberg, 2008), avec l'aimable autorisation de l'auteur. . Photo coll. privée de M. Alexis de Peyerimhoff, arrière-petit-fils de Henri |



Le lycée impérial (appelé plus tard Bartholdi) reçoit des aménagements qui lui feront soutenir la comparaison avec les meilleurs bahuts de l’Empire. Un somptueux Hôtel du Préfet est édifié à l’orée du Champ de Mars, libérant le domaine urbain de l’abbaye de Pairis qui, dans la rue des Clés, va devenir le siège de l’administration municipale. En 1877, après six années de germanisation intensive, ce francophile invétéré doit se résoudre à céder la place. Aucun Colmarien ne veut lui succéder.
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