Colmar web libre !

Avis à la population : Ce site cherche des rédacteurs !
Colmariens, ce site est le vôtre
. Inscrivez vous et participez au débat !

Lire la suite...

Identification





Paul Hartmann PDF Imprimer Envoyer
C'était au temps - Impertinent who's who colmarien

HARTMANN Paul (1907-1988)

Fondateur en 1926, âgé seulement de 19 ans, d’une maison d’édition strasbourgeoise qui, d’emblée, publie un futur prix Nobel, hélas aussi futur thuriféraire gâteux d’un De Gaulle au sommet de sa monarchique puissance :

le très-catholique François Mauriac. Cette maison, Hartmann la baptise avec une certaine poésie La nuée bleue. Elle existe toujours et je lui concède un certain nombre d’excellents ouvrages…

En 1927, Paul Hartmann monte une autre maison d’édition, à Paris, s’approchant ainsi des plus grandes plumes et se mêlant aux bagarres jacobines pour avoir les signatures les plus fameuses. A Colmar, il ouvre une librairie qui vit toujours en 2007 et continue de vendre de bons bouquins.

Tout en éditant Kipling (bof !), Alain (pff !), Duhamel (tss !) ou Maurois (burp !), il permet une biographie du très discutable Kléber (en 1937) et, pendant l’Occupation, réédite Vers l’armée de métier du désormais célèbre et donc rentable Charles de Gaulle, général de brigade.

Directeur du Mercure de France (de 1945 à 1958), il sort en 1947 une édition nouvelle du Partage de midi, une claudellerie grandiose, où se trouve légitimée la chair interdite, mais dans la seule perspective d’un retour expiatoire vers la pure extase de la Foi.

Paul Hartmann arrête l’édition après les « événements » de 1968. Avec sa femme et pour le compte de Flammarion, il consacre ses loisirs à un ouvrage collectif sur les ordres religieux. Dans un tiroir de son beau salon de retraité prospère, une petite boîte contient une médaille et son ruban : ceux de la Légion d’Honneur. Quand je pense que je suis natif d’un tout petit patelin situé dans l’ancienne principauté de Salm (Senones, Vosges) et que l’actuel palais de ladite Légion d’Honneur, quai d’Orsay à Paris, fut d’abord une propriété du prince de…Salm (de 1789 à 1804), je me dis qu’on risque un jour de me décorer moi aussi, rien qu’à cause de la coïncidence décrite ci-dessus ! J’en ai positivement la chair de poule.

 

Extrait de l'excellent ouvrage de Daniel Ehret, le dictionnaire impertinent "Célébrités alsaciennes" (Ed du Bastberg), avec l'aimable autorisation de l'auteur.. Nous ne saurions que trop en recommander la lecture.

http://www.alsace-visite-guidee.info/publications.htm

Commentaires

Il faut être inscrit et connecté pour répondre à un article.