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A Strasbourg, la 5ème semaine de grève vient de s'achever à l'UFR de sciences historiques: Près de 1500 étudiants concernés par le mouvement d'ampleur démarré début février.
De nombreux étudiants ne se reconnaissent pas dans les structures qui appellent à la grève. Les mouvements sont-ils pour autant noyautés par des syndicats d’étudiants minoritaires ?
On s'autorise à penser l’UNI a un faible pour la droite, le coeur de l'UNEF penche plutôt à gauche. L’AFGES serait le syndicat majoritaire à Strasbourg; d’ailleurs il n’a pas de représentation nationale; il s’agit en quelque sorte d’un rassemblement d'étudiants issus des milieux associatifs. L’UNEF est très visible dans les manifs. L’AFGES quant à elle ne soutient pas vraiment le mouvement.
De nombreux profs de droite sont plutôt contre la reforme de la mastérisation : en raison de la diminution de la part disciplinaire dans les concours. Ils sont plutôt peu impliqués dans le mouvement. Le mouvement, même s’il se réclame apolitique, est plutôt gauchisant, voire extrême-gauchisant.
Les profs réputés plutôt à gauche eux aussi sont opposés à la réforme faisant valoir des arguments supplémentaires : la mastérisation allonge la durée des études, supprime l’année de stage rémunérée, précarise davantage les futurs enseignants.
Les représentants les plus habiles et les plus communiquants passent aisément sur les médias, leur discours –pas forcément représentatif- est sans doute le plus audible. Les autres, moins volubiles et moins médiatiques, constituent de loin l’immense majorité. Une majorité silencieuse ?
Le mouvement, s’il se radicalise davantage, ne générera-t-il pas des effets contre-productifs ? Etre contre la réforme dans sa présentation actuelle ne signifie pas pour autant adhérer aux mots d’ordre radicalistes.
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Ferdinand
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Commentaires
Léonie
1500 à 2000 étudiants sont réunis en assemblée générale, ce 23 mars, à l'extérieur du bâtiment Le Patio, sur le campus de l'Université de Strasbourg, pour décider de la suite du mouvement de protestation contre la loi LRU, dite loi sur l'autonomie des universités. Cette forte mobilisation résulte de la présence plus importante que les jours précédents des étudiants opposés au blocage des cours. Parmi les étudiants, deux points de vue s'affrontent. Les uns affirment que ''ce n'est pas l'heure de baisser les bras'', même si les examens approchent. Les autres considèrent que les étudiants sont les seules victimes du blocage des cours. Des étudiants occupent trois bâtiments de l'Université de Strasbourg depuis une quinzaine de jours, Le Patio, l'Agora et Le Portique. A 17h, les étudiants ont voté la reconduction du mouvement de blocage des trois bâtiments et ont également adopté le blocage de la faculté de droit.