Fac d'Histoire de Strasbourg: 5 semaines déjà PDF Imprimer Envoyer
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patio bloqu 2A Strasbourg, la 5ème semaine de grève vient de s'achever à l'UFR de sciences historiques: Près de 1500 étudiants concernés par le mouvement d'ampleur démarré début février.

De nombreux étudiants ne se reconnaissent pas dans les structures qui appellent à la grève. Les mouvements sont-ils pour autant noyautés par des syndicats d’étudiants minoritaires ?


On s'autorise à penser l’UNI a un faible pour la droite, le coeur de l'UNEF penche plutôt à gauche. L’AFGES serait le syndicat majoritaire à Strasbourg; d’ailleurs il n’a pas de représentation nationale; il s’agit en quelque sorte d’un rassemblement d'étudiants issus des milieux associatifs. L’UNEF est très visible dans les manifs. L’AFGES quant à elle ne soutient pas vraiment le mouvement.

quel avenir pour vos enfantsDe nombreux profs de droite sont plutôt contre la reforme de la mastérisation : en raison de la diminution de la part disciplinaire dans les concours. Ils sont plutôt peu impliqués dans le mouvement. Le mouvement, même s’il se réclame apolitique, est plutôt gauchisant, voire extrême-gauchisant.

Les profs réputés plutôt à gauche eux aussi sont opposés à la réforme faisant valoir des arguments supplémentaires : la mastérisation allonge la durée des études, supprime l’année de stage rémunérée, précarise davantage les futurs enseignants.

Les représentants les plus habiles et les plus communiquants passent aisément sur les médias, leur discours –pas forcément représentatif- est sans doute le plus audible. Les autres, moins volubiles et moins médiatiques, constituent de loin l’immense majorité. Une majorité silencieuse ?

Le mouvement, s’il se radicalise davantage, ne générera-t-il pas des effets contre-productifs ? Etre contre la réforme dans sa présentation actuelle ne signifie pas pour autant adhérer aux mots d’ordre radicalistes.

 

Ferdinand

Commentaires

avatar Léonie
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Un communiqué du ministère de l'éducation, daté du 20 mars, indique enfin la suspension de la réforme de la mastérisation des concours pour la session 2010, et prévoit une discussion avec les acteurs du monde de l'éducation sur les points du projets qui suscitent la contestation, à savoir la question de la suppression de l'année de stage, et le problème du contenu discipinaire des futurs concours. Il semble qu'on se dirige enfin vers une sortie de crise. A Strasbourg, il aura fallu 7 semaine de grève et une mobilisation intense des enseignants et des étudiants. Dans cette lutte pour la "préservation du service public de l'enseignement", une véritable solidarité s'est instaurée entre les membres de la communauté universitaire (profs + étudiants). Les actions pédagogiques et ludiques mises en place au cours de ces semaines de grève y sont pour beaucoup. Jusqu'au bout le mouvement se sera voulu uni, déterminé et actif. En témoigne l'occupation nocturne et festive du palais universitaire dans la nuit du 12 mars dernier. Voici un lien vers un blog créé par les étudiants en histoire, pour informer et expliquer le mouvement en cours. On y trouve quelques vidéos sur cette fameuse nuit d'occupation : http://ucr.hautetfort.com/

Léonie
avatar le jacky
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Strasbourg : plus de 1500 étudiants en assemblée générale, le mouvement de blocage reconduit
1500 à 2000 étudiants sont réunis en assemblée générale, ce 23 mars, à l'extérieur du bâtiment Le Patio, sur le campus de l'Université de Strasbourg, pour décider de la suite du mouvement de protestation contre la loi LRU, dite loi sur l'autonomie des universités. Cette forte mobilisation résulte de la présence plus importante que les jours précédents des étudiants opposés au blocage des cours. Parmi les étudiants, deux points de vue s'affrontent. Les uns affirment que ''ce n'est pas l'heure de baisser les bras'', même si les examens approchent. Les autres considèrent que les étudiants sont les seules victimes du blocage des cours. Des étudiants occupent trois bâtiments de l'Université de Strasbourg depuis une quinzaine de jours, Le Patio, l'Agora et Le Portique. A 17h, les étudiants ont voté la reconduction du mouvement de blocage des trois bâtiments et ont également adopté le blocage de la faculté de droit.
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