Jeunes Colmariens aux confins de l'Amazonie PDF Imprimer Envoyer
Explorateurs

ecole-lieu-d-hebergement002Certains ont en mémoire le périple, plus ou moins relaté dans la presse, de jeunes Colmariens de Bartho et Camille See dans la jungle amazonienne au cours de l'été 2009. C'est leur communiqué que nous publions ici. Avis aux amateurs qui souhaitent aussi partager leur(s) expérience(s) d'explorateur (en herbe ou confirmé). Colmar Web Libre ouvre ses colonnes. Mais laissons place au récit d'Anne, qui a vécu cette expérience au bout du monde, et que nous a rapporté Marie (qui faisait partie du voyage):


 "Un court article ne peut malheureusement pas restituer toute la richesse de l’expérience que nous avons vécue lors de ces deux semaines d’aout 2009 passées au « bout du monde ».

 

Il ne s’agit donc là que d’un petit aperçu de l’Amazonie que nous avons rencontrée, sous la houlette de Paolo Barbosa Da Silva, organisateur de ce projet, qui a permis à un groupe de lycéens de Camille Sée et Bartholdi, de Colmar, et de quelques accompagnateurs, de partir aux confins de l’Amazonie, dans la communauté dont il est originaire, nommée Ressaca.

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Si chacun  des 23 participants à ce voyage garde en mémoire une multitude d’images qui lui sont propres, nous avons découvert en même temps, alors que nous étions encore dans l’avion, l’immensité du fleuve et la beauté de ses méandres à travers la forêt. Dès nos premiers pas, nous avons tous été accueillis par la chaleur, le soleil, la végétation luxuriante ainsi que le sourire et la générosité des habitants.

C’est sur le fleuve que nous avons vécu, prenant part à cette harmonie qui lie l’homme à l’eau et à la nature en général et avons saisi que la solidarité humaine est sans conteste sa valeur essentielle.

 

confins-de-l-amazonie001Toutes nos habitudes ont été bouleversées : la nuit à la belle étoile au fond d’un hamac tendu sur un bateau ou dans une école, les repas constitués de manioc, poisson, guarana, la pêche au piranha, le maniement de la pirogue, le « déménagement » d’une maison flottant sur le fleuve, le lever et coucher de soleil sur l’Amazone, la nuit à 18 heures, le bruit des insectes, parfois leurs morsures… et toujours le bonheur d’être ensemble et d’apprendre à connaître l’autre, cet autre qui nous ressemble finalement tant.

S’il est un geste que nous nous sommes immédiatement approprié, c’est celui des bras qui s’ouvrent et qui enserrent. Contact humain que l’on retrouve aussi bien au cœur du couvent qui nous a hébergé au début et à la fin du séjour dans la ville de Manaus, que dans les différentes écoles que nous avons visitées au bord du fleuve Amazone. Nous avons donné à notre tour un peu de « nos bras » en participant à la réfection d’une chapelle. Modeste rétribution à ceux qui nous ont ouvert leurs portes et accepté au sein de leurs familles.

Les barrières sont faites pour être franchies et les limites dépassées. Au terme de ce séjour, nous avons grandi et vécu des expériences personnelles uniques mais partagées. Nous possédons désormais une foule de souvenirs qui nous tiendra chaud au cœur pour très longtemps…

 

Alsazonie… C’est le nom de l’association qui est née, suite à notre voyage et qui nous permet de poursuivre la construction du pont jeté entre nos deux continents."

Anne

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Pour en savoir plus:

article de presse (DNA) du 25 février 2009

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