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| Des milliers de personnes à Colmar demandent la fermeture de Fessenheim |
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| Les dossiers - Rexistances |
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En tout cas, le 14 septembre, le collectif "Sortir du nucléaire" maintenait son lieu de rassemblement (Place Rapp) malgré les pressions des autorités et notamment du maire de Colmar. Après de nombreux atermoiements et la médiation du préfet, la place Rapp a été interdite et c'est place de la gare que le rassemblement (en définitive un die-in) s'est tenu, d'une manière plutôt pacifique, face à un déploiement policier jamais égalé à Colmar.
Ce qui n'a pas empêché les visiteurs de profiter du beau temps du week-end sous les frondaisons rassurantes du Natala. .
Hbogart .
Tout savoir sur l'organisation de cette manifestation ici.
. Voici ci-dessous un extrait au 3 octobre 2009 du site http://www.planseisme.fr/ : .Contexte sismotectonique en Alsace:"Les mouvements tectoniques qui affectent aujourd’hui l’Alsace, et plus globalement le fossé Rhénan supérieur, résultent des contraintes générées en avant de la collision alpine. La micro-plaque Adriatique, qui correspond approximativement à l’actuelle Italie, enfonce le continent Européen vers le NNW. Ce mouvement induit dans le fossé Rhénan une compression NNW-SSE.
SismicitéLa zone la plus active sur le plan sismique en Alsace est le Sundgau dans le sud du Haut-Rhin, tant par le nombre que par l’intensité des séismes qui l’ont touché. La région Bâloise, à cheval sur la frontière Franco-Suisse, a connu plusieurs séismes historiques d’intensité VI ou plus : le 21 septembre 1650 (VI-VII), le 5 novembre 1836 (VI), le 22 mai 1901 (VI), le 26 mai 1910 (VI), et surtout celui de Bâle (Suisse) du 18 octobre 1356 (intensité épicentrale VIII-IX) qui est un des plus forts événements rapportés en Europe de l’ouest.
Bien que moins soutenue, l’activité sismique du fossé Rhénan est significative et apparaît plus forte que celle des régions voisines. Ceci est confirmé par sa sismicité historique qui dénombre plus d’une dizaine de séismes d’intensité VI (10 octobre 1669, 4 septembre 1763, 17 juillet 1812, 24 janvier 1880, 9 octobre 1886, 28 septembre 1887 et 4 septembre 1959) à VI-VII (27 décembre 1523, 21 novembre 1823, 14 fevrier 1899, 22 mars 1903, 29 septembre 1952 et 15 juillet 1980) et 4 séismes d’intensité VII (3 août 1728, 28 juin 1926, 8 février 1933 et 8 octobre 1952). Et vous, internautes, quel est votre avis sur ces questions? Démanteler Fessenheim n'est-il pas aussi risqué de la laisser tourner? |



Commentaires
http://delitdepoesie.hautetfort.com/archive/2009/09/18/manifestation-europeenne-a-colmar-le-samedi-3-octobre-le-res.html
Voir aussi le blog JURA LIBERTAIRE:
http://juralibertaire.over-blog.com/article-36178399.html
Le 26 mars 2008 déjà on pouvait prendre connaissance de l'interview de l'homme gardé à vue à la DST pour divulgation d'un rapport Secret défense. Sortir du nucléaire : « Nous devons révéler ces infos »
"Hier, la DST a entendu pendant presque dix heures le porte-parole du Réseau Sortir du nucléaire au sujet du rapport EDF classé Secret défense sur l'EPR trouvé à son domicile. Les policiers cherchent surtout à savoir qui, chez EDF, a joué la taupe pour les anti-nucléaires.
Après presque dix heures de garde à vue dans les locaux de la Direction de la surveillance du territoire (DST), à Levallois-Perret, le porte-parole du Réseau Sortir du nucléaire, Stéphane Lhomme, a été libéré hier soir aux alentours de 23h30. En route vers Bordeaux ce mercredi matin, il raconte :
« Cette garde à vue faisait suite à la première, en mai 2006. Ils m'avaient gardé 14 heures à l'époque. Là, ils n'ont fait que prolonger jusqu'à 24 heures cette même garde à vue ! Je ne savais pas qu'on pouvait ainsi la découper en tranches. »
Stéphane Lhomme doit toujours répondre du délit de « compromission du secret de la défense nationale », pour avoir eu en sa possession un document confidentiel défense issu d'EDF qui rapportait que le réacteur de type EPR, à Flamanville (1), dans la Manche, était vulnérable aux attaques aériennes. Selon le code pénal, il encourt cinq ans d'emprisonnement et 75000 euros d'amende.
Lors d'une perquisition surprise, en mai 2006, à son domicile à Bordeaux, les agents de la DST avaient facilement mis la main sur une copie du rapport classé Secret Défense. Lors de la garde à vue qui avait suivi la perquisition, la DST avait voulu savoir qui, chez EDF, avait laissé filtrer le rapport au Réseau Sortir du nucléaire. Le militant était alors resté muet. Deux ans plus tard, il est toujours question de mettre la main sur le « mouchard » d'EDF :
« On a très peu passé de temps sur la question de fond (possession d'un document classé Secret défense, ndlr). C'est surtout la question de la fuite en interne chez EDF qui les intéresse. Ils m'ont présenté une liste d'une vingtaine de noms parmi des dirigeants d'EDF. Ils ont beau m'avoir laissé entendre qu'ils avaient déjà trouvé qui avait fait passer l'information, ils n'ont pas l'air d'avoir beaucoup avancé sur le sujet. »
Pour lui comme pour le Réseau, il est hors de question de lâcher un nom :
« Ils ont tenté de m'intimider en me disant que si je ne donnais pas de nom, des gens innocents d'EDF pourraient en subir les conséquences. C'est sûr qu'EDF doit être agacé à l'idée que quelqu'un de chez eux lâche des documents. »
Ce nouvel interrogatoire n'aura donc pas beaucoup fait avancer l'enquête même si les agents ont plusieurs fois « laissé entendre qu'il y aurait un procès ». La DST semble prendre l'affaire au sérieux : « Ils ont cinq kilos de dossier, ils ont l'air d'avoir vraiment bossé. » Lors de l'interrogatoire, les agents ont clairement laissé entendre qu'il y aurait un procès. Et ont d'emblée relu le code pénal au militant.
Outre la possession de ce document, le Réseau Sortir du nucléaire est également accusé de l'avoir rendu public :
« Lors de ma première garde à vue, le Réseau avait décidé de mettre le document en ligne en signe de protestation… Avec le Réseau, nous considérons qu'il est de notre droit et de notre devoir de révéler des informations à la population. Quand on a révélé l'information, le réacteur n'existait que sur le papier. Aujourd'hui, les irresponsables ce sont plutôt ceux qui ont laissé construire ce réacteur. »
Pour l'heure, le procès semble encore « loin ». L'enquête, placée sous la direction de la section anti-terroriste du Parquet de Paris, n'en est encore qu'au stade préliminaire.
Hier après-midi, à l'heure de la convocation dans les locaux de Levallois-Perret, Stéphane Lhomme a reçu de nombreux soutiens, notamment celui de José Bové et de la porte-parole nationale des Verts Cécile Duflot, qui avaient fait le déplacement.
Ce matin le mouvement Attac « condamne l'action qui est engagée contre le porte-parole du Réseau Sortir du nucléaire et en appelle à la solidarité de l'ensemble des citoyennes et des citoyens ». Quant au mouvement Greenpeace, il dénonce « l'acharnement de la DST sur le porte-parole du réseau antinucléaire, preuve supplémentaire de l'incompatibilité entre nucléaire et transparence ».
(1) Le 11 avril 2007, après avis du préfet et de l'Autorité de sûreté nucléaire, EDF a été autorisé par décret à construire un réacteur EPR à Flamanville. Ce réacteur EPR dit de troisième génération devrait être mis en service en 2012. "
Des soutiens
à gauche
A gauche, Stéphane Lhomme dispose d'un large soutien politique. La mise en ligne du document classé secret défense sur le site sortirdunucleaire.org avait déjà eu l'effet boule de neige escompté, certains courants politiques, dont les Verts, l'ayant repris sur leur propre site.
Mardi, devant le siège de la DST, plusieurs personnalités politiques sont venues manifester leur soutien au porte-parole des antinucléaires. Outre les Verts, avec Cécile Duflot et le sénateur du Haut-Rhin Jacques Muller, José Bové avait fait le déplacement à Levallois-Perret, pour Via Campesina. Il a comparé la situation au « même mensonge que Tchernobyl ». « Cacher une telle information, c'est infantiliser les citoyens », a-t-il affirmé. « Si Stéphane Lhomme est poursuivi en justice, alors nous devons tous l'être. Nous avons tous reçu et publié ce document. Nous produirons donc une liste de plusieurs centaines de comparants volontaires ».
(paru dans RUE89 du 26/03/08).
Le site LUCID STATE en rajoute une couche avec les commentaires de ses fidèles internautes: http://lucid-state.org/forum/showthread.php?p=164422
C'est ce qu'on peut lire depuis le 24 septembre 2009 sur le blog de Bernard Frau, conseiller régional de Haute-Normandie (Alliance Ecologiste indépendante): http://leblogpolitiquedebernardfrau.20minutes-blogs.fr/archive/2009/09/24/pour-la-vie-contre-l-energie-nucleaire-contre-la-centrale-de.html.
Il en appelle à saisir le préfet du Haut-Rhin et le maire de Colmar, au moyen d'une pétition en ligne sur son site.
En savoir plus sur cette manifestation du 3 octobre:
http://www.fermons-fessenheim.org/
Vous trouverez ci-joint le texte de ce courrier.
Djamila Sonzogni, Porte-parole
- (PDF - 181.9 ko)
http://lesverts.fr/squelettes/medias/img/pdf-dist.png
http://juralibertaire.over-blog.com/article-36403797.html
"Colmar:
les antinucléaires dénoncent l'interdiction de circuler et de manifester
STRASBOURG - Le réseau "Sortir du nucléaire", qui regroupe 840 associations, a dénoncé lundi "les interdictions de circuler insensées visant même les cycles et les piétons", lors de leur manifestation prévue samedi à Colmar pour la fermeture de la centrale de Fessenheim.
Le préfet du Haut-Rhin "se prépare à mettre Colmar dans un véritable +état de guerre+ le 3 octobre, prétextant de supposés +risques pour l'ordre public+", s'indignent les militants dans un communiqué.
"Le réseau Sortir du nucléaire dénonce ces interdictions insensées, sans justification, qui mettent gravement en cause la liberté de manifester et de se déplacer librement", selon le texte.
En prévision de la manifestation, prévue samedi à 14h00, le préfet a annoncé dès vendredi à 20h00 des interdictions de stationner aux véhicules dans une quarantaine de rues et de places de Colmar. Samedi matin et jusqu'à la fin de la manifestation, la circulation sera interdite à tous véhicules sur une vingtaine d'axes, tandis que les cycles et piétons, exception faite pour les riverains, auront également interdiction de circuler samedi à partir de 8h00 sur 13 axes.
Le réseau indique qu'il rencontrera le préfet du Haut-Rhin lundi en fin d'après-midi pour contester le tracé de la manifestation qu'on lui impose et discuter des interdictions de circuler.
"De toute évidence, le préfet invente de supposés risques et fait semblant d'y croire pour +justifier+ la mise en place de ces mesures absurdes de façon à gêner l'expression citoyenne", estime le réseau.
La manifestation internationale est prévue depuis au moins six mois par les antinucléaires qui réclament la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim, la doyenne du parc français mise en service en 1977, alors que va démarrer la 3e visite décennale devant donner à EDF le feu vert pour dix années supplémentaires d'activités dans cette centrale."
(©AFP / 28 septembre 2009 17h07)
Dans tous les cas, les manifestants refusent totalement de se rassembler Stade des Cheminots (lieu clos et excentré) pour y être parqués comme l'espérait le maire, disent-ils sur leur site. Ils indiquent également que le danger ne vient pas des manifestants mais bien des centrales nucléaires, à commencer par celle de Fessenheim, la plus vieille de France.
Les écologistes exigent l'arrêt définitif de la centrale nucléaire de Fessenheim, un plan de sortie du nucléaire, et appellent les citoyens à participer à la manifestation du samedi 3 octobre mais aussi à l'ensemble des débats, concerts, animations… prévus durant le week-end des 3 et 4 octobre.
Pour informer les manifestants en temps réel sur ce rassemblement européen, “Sortir du nucléaire” met à disposition du public un numéro d'appel national joignable 24h/24 : 0825 747 647 (coût de la communication : 0,15 €/mn - messagerie en français, anglais et allemand).
Infos : http://fermons-fessenheim.org/ Tél : 03 89 41 80 95
Pour en savoir plus:
http://danactu-resistance.over-blog.com/article-36687472.html
L'article en question (daté du 1er octobre 2009):
http://monmulhouse.canalblog.com/archives/2009/10/01/15259823.html
"La doyenne des centrales nucléaires françaises s'apprête à subir un bilan de santé complet en ce mois d'octobre. Mise en service fin 1977 et avec 30 ans de service à son actif, la centrale de Fessenheim (Alsace) attend sa troisième visite décennale qui immobilisera d'abord le réacteur n°1 pendant trois à quatre mois. Le réacteur n°2 sera, lui, inspecté à partir du second semestre 2010. Pour les associations contre le nucléaire, c'est l'occasion de demander leur arrêt définitif.
"Toute centrale est dangereuse depuis sa mise en service… Mais il est évident que plus elle vieillit, plus elle sera dangereuse", lance Stéphane Lhomme, porte-parole du réseau sortir du Nucléaire. L'ONG organise avec ses contreparties allemandes et italiennes un "rassemblement géant" samedi à Colmar, pour réclamer la fermeture du site et dénoncer les risques sismiques.
L'exploitant EDF a d'ores et déjà déclaré que 64 millions d'euros seront investis dans la centrale pour sa remise à niveau, dont 10 millions pour en améliorer la résistance sismique. "Depuis le début, les centrales sont conçues pour avoir une durée de vie de 40 ans", a assuré, le directeur du site, Jean-Philippe Bainier. Mais EDF soutient qu'à "ce jour, faire fonctionner un réacteur nucléaire 60 ans au moins est un objectif techniquement atteignable". Aux Etats-Unis, la durée de vie des centrales nucléaires, fixée au départ à 40 ans, a été prolongée de 20 ans pour plus de la moitié du parc nucléaire, qui compte 104 réacteurs (58 en France), a indiqué à l'AFP Guillaume Wack, directeur des centrales nucléaires à l'ASN (Autorité de sûreté nucléaire).
Une perspective qui fait frissonner Stéphane Lhomme : "Pour EDF il est hors de question de fermer des réacteurs car le coût de la construction de nouvelles centrales et trop élevée : la preuve, le projet de l'EPR de Flamanville vire à l'échec". L'ONG dénonce le fait que plusieurs centaines de millions d'euros seront investis sur le réacteur pour le maintenir en vie alors que cet argent pourrait être investi dans le développement des énergies renouvelables.
Selon les antinucléaires, la décision a d'ores et déjà été prise de continuer à exploiter les centrales pendant au moins dix ans de plus. "Le 13 novembre 2008, le directeur de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), M. André-Claude Lacoste, a déclaré : 'On peut imaginer que Fessenheim ne puisse plus continuer à fonctionner. Ça me paraît très improbable. Ce n’est pas vraiment l’hypothèse que j’imagine'", rappelle Sortir du nucléaire dans une lettre adressée ce matin à l'ASN de Strasbourg. "La visite décennale n'est jamais un chèque en blanc", replique l'ASN. Selon les prévisions, le redémarrage du premier réacteur sera soumis à autorisation de l'ASN début 2010. EDF transmettra mi-2010 son dossier de synthèse à l'Autorité qui rendra son verdict début 2011."
On se rend bien compte que les dés sont jetés depuis longtemps, et rien, pas même une manifestation colmarienne fût-elle d'envergure, n'y changera. Discours défaitiste me direz-vous? Plût au ciel que l'avenir ne me donne pas raison.
Les Dernières Nouvelles d'Alsace:
http://www.dna.fr/une/2639898.html
Le journal L'Alsace:
http://www.lalsace.fr/fr/article/2043863,207/Manif-anti-nucleaire-entre-3500-et-10000-manifestants-pour-un-rassemblement-bon-enfant.html
(dépêche ©AFP / 02 octobre 2009 17h28 reproduite ci-dessous) :
"La troisième inspection décennale de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin), qui vise à reconduire l'exploitation de la doyenne du parc français, va débuter samedi, a affirmé vendredi le réseau Sortir du Nucléaire, une information aussitôt démentie par la direction.
"Le premier réacteur de Fessenheim sera arrêté demain pour la visite décennale. Le processus se met en route", a indiqué lors d'une conférence de presse à Colmar Philippe Brousse, le directeur du réseau, citant une "source interne à EDF".
A la veille du rassemblement colmarien où plusieurs milliers d'antinucléaires vont venir réclamer la fermeture de la centrale, "c'est un joli cadeau", a ironisé Rémi Verdet, le porte-parole du collectif qui regroupe 840 associations.
"Nous ne confirmons pas le début de la visite avant que ce soit en cours", a indiqué une porte-parole d'EDF, jointe par l'AFP. "Dès que ce sera en cours, nous officialiserons", a-t-elle ajouté.
"On ne dit jamais à l'avance la date. C'est une donnée confidentielle au regard du marché de l'électricité", a-t-on indiqué auprès de la direction de la centrale qui avait annoncé mardi que la visite décennale, supervisée par l'Autorité de sûreté du nucléaire (ASN), débuterait "courant octobre".
Entrée en service en 1977, la centrale de Fessenheim est la plus ancienne centrale nucléaire de France. Les antinucléaires réclament régulièrement sa fermeture, mettant en exergue les risques sismiques et d'inondation ainsi que de multiples incidents dus à la vétusté, selon eux."
(©AFP / 02 octobre 2009 17h28)
http://www.colmar-web-libre.org/photo-reportages/category/6-manifestation-antinucleaire-colmar-3-octobre-2009.html
Rassemblement sous surveillance
Antinucléaire . Incroyable déploiement policier à Colmar pour la manifestation de « Sortir du nucléaire ».
Que craignaient donc les autorités lors du rassemblement organisé par « Sortir du nucléaire », samedi, à Colmar (Haut-Rhin), pour réclamer la fermeture de la centrale de Fessenheim ? Trois mille hommes mobilisés, des dizaines de véhicules de CRS et de la gendarmerie mobile, des barrières antiémeute en acier hautes de trois mètres, un hélicoptère tournant en permanence au-dessus d’un « rassemblement européen » qui a mobilisé entre 3 500 manifestants, selon la préfecture, et 10 000, selon les organisateurs. Des policiers allemands en uniforme, l’arme à la ceinture, ont également été aperçus au contact de la manifestation.
Malgré ce faramineux et quelque peu provocateur déploiement policier, aucun incident n’a marqué ce rassemblement, qui s’est tenu sous un soleil radieux. La foule bigarrée et bon enfant était venue de toute la France, mais également de l’Allemagne et de la Suisse voisines, d’Italie et d’Espagne, pour réclamer la fermeture de la doyenne des centrales nucléaires françaises, entrée en service en 1977. Les antinucléaires réclament en effet régulièrement sa fermeture, arguant de sa « vétusté », tandis que le gouvernement souhaite au contraire prolonger son fonctionnement.
Seule explication plausible à la fébrilité policière : les officiels attendaient peut-être plus de monde à Colmar. La préfecture avait « calibré » son dispositif pour une manifestation de 20 000 à 30 000 personnes : le Bund, mouvement antinucléaire allemand, revendiquait 360 000 adhérents. Il n’empêche que, pour les organisateurs, cette manifestation a été un « succès », qui « pose clairement la question de la fermeture de Fessenheim ».
D. S.
"Plusieurs milliers de manifestants antinucléaires se sont rassemblés ce week-end à Colmar pour réclamer la fermeture de Fessenheim, la plus ancienne centrale nucléaire de France.
Unis autour de la cause antinucléaire, des milliers de manifestants ont répondu présent, samedi, à l’appel du réseau Sortir du nucléaire (SDN), qui regroupe 80 organisations et associations. Quelque 10.000 participants selon les organisateurs, 3.500 selon la préfecture, sont ainsi venus principalement de France, mais aussi de Suisse, d’Allemagne, d’Italie et d’Espagne, pour se rassembler devant la gare de Colmar (Haut-Rhin).
Ayant en ligne de mire la centrale nucléaire de Fessenheim, ils protestaient pour obtenir sa fermeture, tandis que le gouvernement souhaite, au contraire, prolonger son exploitation. En dépit des inquiétudes de la police, rien n’est venu perturber ce rassemblement. Une foule festive et bon enfant a déambulé sous un soleil radieux. On pouvait notamment lire sur les banderoles « Pas d’acharnement thérapeutique pour la plus vieille centrale de France ».
Prolonger Fessenheim de dix ans
Avec un sens aigu de la mise en scène, en milieu d’après-midi, les manifestants se sont allongés sur le sol, comme morts, pour attirer l’attention sur les conséquences que pourrait provoquer une catastrophe nucléaire. Le retentissement d’une sirène était également là pour rappeler le danger.
Craignant pourtant les débordements, les pouvoirs publics avaient placé la ville de Colmar dans un quasi-état de siège, à grand renfort de cars de CRS, de barrières anti-émeutes et d’hélicoptères. La préfecture s’est pourtant défendue de toute démesure, invoquant les risques de violence et la nécessité d’empêcher les manifestants d’approcher le centre-ville.
Le site de Fessenheim, doyen des centrales nucléaires françaises, a été mis en service au bord du Rhin en 1977. Pointé du doigt depuis trois ans par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), il doit subir ces jours-ci une visite de contrôle pour déterminer si ses deux réacteurs de 900 mégawatts sont aptes à fonctionner dix années de plus."
Edition France Soir du lundi 5 octobre 2009
le forum ENTRE NUCLEAIRE ET DEMOCRATIE
et les nombreux commentaires
sous
http://groups.google.com/group/fr.soc.environnement/browse_thread/thread/9f5c30d2d9f8568a/ec456c1b49445cb
(copier/coller le lien entier dans votre navigateur)
Ainsi que le site
100% NATUREL:
la chronique de Gilles Heluin
http://www.centpourcentnaturel.fr/post/2009/10/04/Belle-reussite-de-la-manifestation-antinucleaire-a-Colmar
Et même JACQUES MULLER, sénateur, s'en mêle ici:
http://s225161339.onlinehome.fr/wordpress/2009/10/05/fermer-fessenheim-manifestation-europeenne-a-colmar-samedi-3-octobre-2009/
Monsieur Pierre-André PEYVEL (Préfet du Haut-Rhin)
Monsieur Gilbert MEYER (Maire de Colmar)
Copie à M. Jean-Marie Bockel (Secrétaire d'État à la justice et aux Libertés)
Le mardi 6 octobre 2009
Messieurs,
Le 3 octobre 2009, vous avez gravement bafoué la démocratie en empêchant le bon déroulement de la manifestation antinucléaire qui exigeait la fermeture définitive de la centrale de Fessenheim.
Alors que nous préparions cette manifestation depuis près d’un an, en annonçant comme lieu de rassemblement la Place Rapp ,qui est une immense place au centre ville, vous avez voulu nous parquer dans un stade à la périphérie de la ville. Ce n’est que sous la pression de nombreux citoyens et de diverses organisations que nous avons obtenu de pouvoir nous rassembler « Place de la Gare »… que vous avez fait encercler comme une nasse. D’autre part, vous nous avez interdit d’aller manifester jusqu’à la Préfecture, alors que celle-ci est à Colmar le représentant de l’Etat pro-nucléaire, contre la politique duquel nous luttons. Vous n’avez daigné envisager qu’un parcours s'éloignant de la Préfecture et du centre ville pour minimiser la visibilité de la manifestation.
Nous ne pouvions pas accepter de telles conditions contraires à la démocratie et à la liberté de manifester garantie par la Constitution. C’est pourquoi nous avons pris en conscience la décision de rester sur la Place de la Gare en la rebaptisant « Place de la Liberté », afin que soit rappelée cette triste équation : « nucléaire = démocratie bafouée ».
Comme tous les manifestants et de nombreux habitants de Colmar, nous avons été choqués par le dispositif policier et répressif absurdement disproportionné que vous avez déployé. Nous déplorons l’image éminemment négative que vous avez ainsi donnée de l’Alsace et de la ville de Colmar.
D’après l’AFP, 3000 policiers étaient mobilisés, dont plus de 600 CRS. En comptant 10 000 manifestants, la proportion était donc de un policier pour environ 3 manifestants ! M. Jean-Marie Bockel en personne, en tant que secrétaire d’Etat à la Justice et aux Libertés (sic), supervisait les opérations à la cellule de crise de la Préfecture de Colmar. La brigade anti-criminalité (BAC) était présente en force. La brigade équestre de la police nationale était venue spécialement d’Ile de France. La police de l’air et des frontières (PAF) effectuait des contrôles renforcés aux frontières, créant ainsi d’immenses embouteillages. Des grilles anti-émeutes avaient été dressées dans plusieurs rues empêchant tout accès au centre ville. Des véhicules de type bulldozers et anti-émeutes étaient prêts à intervenir. Pendant toute la journée, un hélicoptère a survolé le rassemblement antinucléaire, dans un bruit assourdissant.
Tant aux frontières (où plusieurs dizaines de personnes ont été refoulées par la PAF) qu’à Colmar, ville en état de siège, de nombreux citoyens ont été dissuadés de venir manifester leur opposition au nucléaire par l’attitude des forces de l’ordre et par le climat de répression. Seuls les plus motivés et les plus aguerris ont finalement pu se rendre sur le lieu de la manifestation.
Par le biais d’une campagne de désinformation soigneusement orchestrée, en direction des médias comme des Colmariens, vous avez créé un climat de peur et d’insécurité, qui aurait pu provoquer des réactions de révolte et de colère. Vous avez cherché à persuader la population de Colmar qu’une horde de casseurs allaient envahir la ville. Malgré ces tentatives de déstabilisation et d’intimidation, la multitude des opposants au nucléaire est restée parfaitement calme, bien que profondément révoltée par une telle oppression.
Pourtant, vous saviez parfaitement que ce rassemblement serait pacifique, comme l’ont toujours été les manifestations antinucléaires au cours de ces dernières années. Le 2 octobre, soit la veille du rassemblement, vous avez affirmé à la presse : « Il n’y a pas de syndrome Otan. Nous n’avons pas d’information faisant état de l’arrivée de casseurs. »
Quelle était alors la finalité de cet état de siège ?
Lors du « Grenelle de l’environnement », le nucléaire n’a jamais pu être débattu et a été érigé en tabou. De la même façon, à Colmar, vous avez tenté d’empêcher tout débat démocratique sur la place publique. Vous avez en outre tenté de discréditer les antinucléaires en les faisant passer pour un mouvement criminel et irresponsable. Malgré la situation oppressante que vous avez créée, le rassemblement s’est déroulé dans la bonne humeur et sans la moindre violence, démontrant le grand sens de responsabilité des manifestants et des organisateurs.
Commanderez-vous un déploiement comparable des forces de police lors des prochaines manifestations politiques ou syndicales à Colmar ? Interdirez-vous le centre ville ?
A l’heure où nos concitoyens vivent durement la crise, le gaspillage d’argent public que représente cette véritable opération militaire est proprement scandaleux. Voilà qui est en parfaite cohérence avec le développement du parc nucléaire, effectué au mépris de toute procédure démocratique et financé avec les impôts des Français, pourtant majoritairement opposés à cette énergie.
M. Gilbert Meyer, au milieu des années 70, vous avez été secrétaire général de la mairie de Fessenheim en vous prononçant résolument pour la construction de la centrale. Vos fonctions actuelles de maire de la ville de Colmar devraient vous obliger à garantir à chaque citoyen - quelle que soit son opinion, fut-elle contraire à la vôtre - l’assurance d’une libre expression démocratique et citoyenne. La partialité éhontée dont vous faites preuve n’est pas digne d’un élu du peuple.
Monsieur le Préfet et Monsieur le Maire, par votre conduite, vous avez fait HONTE à la démocratie.
Nous vous prions de croire, Messieurs, à l’assurance de nos démocratiques salutations."
Le Réseau « Sortir du nucléaire »
Lu sur le site PUMPERNICKEL
texte intégral reproduit ci-dessus
http://pumpernickel.20minutes-blogs.fr/archive/2009/10/06/communique-du-reseau-sortir-du-nucleaire.html
"Mille deux cents policiers et gendarmes, dont 850 venus en renfort, ont "encadré" un rassemblement anti-nucléaire auquel ont participé, samedi à Colmar, entre 3.500 et 10.000 manifestants, a indiqué mercredi la préfecture du Haut-Rhin.
Une source à la mairie de Colmar avait fait état vendredi de 3.000 policiers et gendarmes mobilisés dans la perspective de la manifestation, pour laquelle le préfet du Haut-Rhin, Pierre-Henri Peyvel, avait refusé le même jour de chiffrer les forces de l'ordre qui seraient engagées.
La préfecture a précisé que les renforts étaient constitués de:
- onze unités mobiles (six escadrons de gendarmerie mobile et cinq compagnies républicaines de sécurité), dont dix unités en provenance de la zone de Défense Est (qui regroupe les régions Alsace, Bourgogne, Champagne-Ardenne, Franche-Comté et Lorraine, ndlr) et une unité de Rouen (zone de Défense Ouest)
- 135 fonctionnaires de la direction centrale de la Sécurité publique et de la préfecture de police (compagnies départementales d'intervention, brigades anti-criminalité et brigade équestre) basés à Paris et sa région.
"A cela s'ajoutent des moyens spécifiques", ajoute la préfecture en les détaillant: un hélicoptère de la gendarmerie nationale, un camion lanceur d'eau, six barre-ponts (barricades, ndlr) et un poseur de barre-pont.
Mardi, dans une lettre ouverte au préfet, au maire UMP de Colmar Gilbert Meyer et au secrétaire d'Etat à la Justice Jean-Marie Bockel, le réseau "Sortir du Nucléaire" (SDN), qui avait organisé la manifestation avec ses 840 organisations, s'était dit "choqué (...) par le dispositif policier et répressif absurdement disproportionné" déployé par les pouvoirs publics.
Le rassemblement organisé en faveur d'une fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin) s'était déroulé sans le moindre incident.".
Si tous les responsables politiques, associatifs et autres, ne se reconnaissent pas là-dedans, et n'en tirent pas des conséquences, l'idéologie sécuritaire fera encore un pas en avant .
Ce chiffre serait équivalent à la production de 4 réacteurs nucléaires, explique LeMonde.fr.
En cas de "très grand froid" le le Réseau de transport d'électricité pourrait même avoir recours à des coupures partielles d'électricité dans certaines régions pour éviter que le système électrique ne s'écroule, ajoute LeMonde.fr.
Nos centrales seraient-elles trop vieilles? Le rapport pointe les nombreux arrêts de production qu'on connu cette année les réacteurs des centrales. Cause de ces arrêts? Maintenance, rechargement en uranium ou avanies diverses.
Ou peut-être avons-nous au contraire trop de centrales nucléaires? "Le système nucléaire, et les surcapacités électriques qu’il a engendrées, a conduit à une perversion: on a développé le chauffage électrique parce qu’EDF avait des kilowattheures à vendre", expliquait Greenpeace France dans un communiqué publié en janvier dernier.
"Cette situation conduit à une augmentation du recours aux combustibles fossiles en période de pics."
Soit: le recours aux "vieilles centrales au fioul" et l'importation de l’électricité produite chez nos voisins européens. Du charbon en grande majorité.
"Depuis cinq ans, l’Allemagne est ainsi exportatrice nette d’électricité vers la France", soulignait ainsi Greenpeace en janvier dernier.
Ou peut-être sommes-nous en retard ?
(Source: LeMonde.fr)
http://www.cliche-bf.fr/blog/2009/un-noel-irradieux-a-colmar/
Et la patinoire de la place Rapp a inspiré un maquilleur d'affiche de talent:
http://aperodoncolmar.canalblog.com/archives/2009/12/12/16123991.html
La centrale nucléaire de Fessenheim, dont les associations écologistes réclament la fermeture en raison de son âge, 33 ans, pourrait obtenir, à l'issue de son actuelle inspection décennale, une autorisation d'exploitation inférieure à dix ans, a dit mardi l'Autorité de sûreté du nucléaire (ASN).
"Toutes les hypothèses sont ouvertes", a affirmé Pascal Lignières, chef de division à l'ASN, à propos de cette autorisation d'exploitation, traditionnellement délivrée pour dix ans, après un "check-up" complet tous les dix ans.
L'ASN, qui mène depuis octobre dernier une inspection du réacteur numéro un - mis à l'arrêt pour l'occasion -, doit rendre sa décision début 2011. Celle-ci peut être "un +oui+, un +non+, ou bien encore un +oui sous réserve+, et l'une des réserves que nous pourrions émettre, c'est que l'autorisation soit donnée pour une durée limitée, qui ne soit pas dix ans", a précisé M. Lignières.
Au vu des inspections réalisées jusqu'à présent, "aucun écart majeur n'a été détecté", a-t-il cependant indiqué.
Le responsable s'exprimait lors d'une réunion à Colmar de la Commission locale d'information et de surveillance du site de Fessenheim, qui associe notamment EDF, l'ASN, les élus locaux et les associations anti-nucléaires.
A cette occasion, le directeur de la centrale, Jean-Philippe Bainier, a souligné que l'actuelle visite décennale avait pour but d'aboutir à "une centrale encore plus sûre dans les dix années à venir", ce qui a suscité les sarcasmes des militants anti-nucléaires.
"C'est le phénix qui renaît de ses cendres : voilà une cuve réacteur qui est soumise aux radiations pendant 30 ans et qui subitement va devenir plus sûre !", a ainsi raillé l'un d'eux, Jean-Pierre Frick, par ailleurs candidat aux prochaines élections régionales sur une liste "d'écologie sociale, solidaire et décroissante".
M. Bainier a annoncé qu'EDF comptait remplacer dès 2011, au lieu de 2012, les générateurs de vapeur du réacteur numéro 2, mais qu'en contrepartie il avait demandé à l'ASN - qui n'a pas encore donné sa réponse sur ce point - de repousser d'un an l'inspection décennale de ce réacteur, de 2010 à 2011.
Là encore, ce point a suscité les interrogations des opposants à la centrale. Si EDF consent à un tel investissement avant même de savoir si elle est autorisée à poursuivre l'exploitation pour dix ans, cela pourrait signifier que "la décision a déjà été prise", s'est inquiété M. Frick.
"C'est de l'acharnement thérapeutique. Il y a un moment où il faut arrêter les frais", a renchéri Claude Ledergerber, du Comité de sauvegarde de Fessenheim et de la plaine du Rhin.
Entrée en service en 1977, Fessenheim est la doyenne des centrales nucléaires françaises. Les anti-nucléaires réclament régulièrement sa fermeture en arguant de sa "vétusté" tandis que le gouvernement souhaite, au contraire, en prolonger le fonctionnement.
(©AFP / 23 février 2010 18h51)
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